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Une destination exotique et marquante, Cuba

En quête d’une destination exotique et marquante pour fêter les 30 ans de mon chéri, nous nous sommes envolés pour la plus grande île des Caraïbes : Cuba. Nous sommes partis mi-septembre malgré le début de la saison des pluies. Afin de découvrir le pays au maximum en douze jours, nous avons loué une voiture pour faire quatre étapes : La Havane, Viñales, Trinidad et Varadero. Le jour J est arrivé, armés de notre visa d’entrée sur le sol cubain, nous passons tous les contrôles pour sortir de l’aéroport de La Havane. L’air est humide, la température élevée, un beau soleil brille : ça y est, ce sont les vacances ! Un petit échange de nos euros contre les fameux Pesos Convertibles, appelés aussi CUC, et nous voilà rejoignant l’hôtel en taxi.

la valse des taxis particuliers à la Havane

La ville de La Havane est très animée. En se baladant, on admire la valse des taxis particuliers : ces jolies voitures américaines d’une peinture rose, bleue, violette ou verte vive, d’une carrosserie impeccable. Les chauffeurs reconnaissent les touristes et jouent du klaxon pour dire qu’ils sont disponibles. On remarque aussi que les Cubains ont pour habitude de s’asseoir sur le trottoir devant leur porte d’entrée, pour regarder ce qu’il se passe et discuter avec les voisins d’en face. Nous nous imprégnons de l’ambiance mais nous n’avons encore pas prévenu nos proches de notre bonne arrivée. Première mission, nous connecter à internet pour envoyer des nouvelles. Pas de centre commercial ni de cyber-café : des cartes de connexion internet sont en vente dans les hôtels, 2 CUC pour une heure de connexion. Cette information nous permet de comprendre l’attroupement de toutes ces personnes sur les murets des hôtels, yeux rivés sur leur écran. Les Cubains n’ont pas internet chez eux, ce n’est absolument pas leur priorité et cela coûte extrêmement cher. Sachant que le salaire mensuel moyen est de 25 CUC, soit environ 20 euros, on se rend vite compte que la population cubaine est très pauvre. En échangeant avec eux, nous nous rendons compte qu’ils fondent beaucoup d’espoir pour une vie meilleure grâce à la levée de l’embargo américain. Au niveau des endroits que nous recommandons, il y a La Vieille Havane, la fameuse place de la révolution avec la représentation du Ché Guevarra et de Fidel Castro sur le mur entier d’un grand immeuble, mais aussi la balade au soleil couchant le long du Malécon, qui fait face au Castillo Del Morro.

vue depuis le Malecón
vue depuis le Malecón
Vieille voiture américaine à La Havane
Vieille voiture américaine à La Havane

Sable blanc et eau turquoise en route pour Viñales

Nous quittons La Havane pour Viñales. Sur la route, on s’arrête à Cayo Levisa, une très belle île qui offre un paysage de rêve fait d’eau turquoise et de sable blanc. Après le repas, première baignade dans le golfe du Mexique : le sable est très fin, nous rentrons dans l’eau, presque trop chaude pour nous rafraîchir. Le paysage est idyllique avec une eau translucide et une plage déserte : le déplacement vaut vraiment la peine. Après cette belle escale, nous revoilà en route pour rejoindre notre hôtel de Viñales. En entrant dans la ville, on admire les façades rose bonbon des casas particulares, les femmes qui se balancent sur leur rock in chair et nous crient « room for rent », et les enfants qui courent et jouent avec trois fois rien. Quelle ambiance, le dépaysement est total. Le lendemain, nous décidons de visiter une fabrique de cigares à Pinar Del Rio, c’est sur notre route pour aller à Trinidad. Nous nous garons devant une fabrique officielle puis nous décidons de faire confiance à José, qui nous accoste et nous convint de le suivre dans une fabrique au milieu des champs, à
3 kilomètres d’ici. Dés notre arrivée à la ferme, on est accueilli avec un café et un cigare. La visite est bien rodée avec en premier lieu la présentation de la plante et des différentes étapes pour faire sécher les feuilles. Puis, un Cubain roule un cigare sous nos yeux et l’objectif de notre caméra. Enfin, la boutique, où l’organisateur nous explique que l’état Cubain réquisitionne 90% de la production des cigares et laisse les fabriques vendre le reste.

Pause cigare et café lors d’une visite de plantation de tabac à Pinar Del Rio
Pause cigare et café lors d’une visite de plantation de tabacà Pinar Del Rio
Vue depuis l’hôtel à Viñales
Vue depuis l’hôtel à Viñales

Le son de la salsa rythme notre passage dans les rues de Trinidad

Il ne faut pas quitter Cuba sans passer par la ville de Trinidad. Cet endroit est notre véritable coup de cœur ! On adore se tordre les chevilles sur les pavés irréguliers de la zone piétonne de la ville, le nez en l’air, admirant ces façades colorées sur lesquelles le Ché est parfois représenté. Notre balade est rythmée par le son de la salsa qui raisonne, grâce à ce groupe de musiciens qui se tient au détour d’une ruelle, ou à ce café populaire qui se transforme en piste de danse dés la nuit tombée. La ville est propre, la sécurité maximale, tout est fait pour errer tranquillement sur le marché artisanal. Des bijoux en bois, des pulls tricotés sur place, des maracas… c’est l’endroit idéal pour faire le plein d’objets souvenirs. On remarque aussi ce geste très parlant que font les Cubains avant de prendre les CUC que nous leur tendons pour régler nos achats : le signe de croix, yeux rivés vers le ciel. Même si Trinidad se développe de plus en plus grâce au tourisme, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour que les habitants ne manquent plus de rien.
Pour gagner notre hôtel il faut faire 11 kilomètres et rejoindre le bord de la mer des Caraïbes. Le complexe hôtelier est passable pour Cuba : les chambres laissent à désirer mais l’emplacement parfait nous donne accès à une plage sublime et un lagon turquoise. En quête de fraîcheur, nous nous laissons tenter par une randonnée dans la forêt voisine afin de nous baigner au pied de la cascade Salto Del Caburni. Après-midi très sympa, on s’amuse de croiser les personnes qui remontent essoufflés de la balade puis on comprend mieux quand notre tour arrive ! Pour finir la journée, l’occasion s’est enfin présentée :
déguster une langouste dans une casa particulare. C’est Pépé qui nous accueille dans sa charmante maison, il loue tout le premier étage à des touristes. Un endroit propre, une décoration moderne de très bon goût, des équipements de qualité et la gentillesse de notre hôte nous font même regretter le choix de nous loger exclusivement en hôtel. Pour une nuitée quatre fois moins chère, vous bénéficiez d’échanges sincères et sans artifice avec des Cubains qui ont énormément de générosité à offrir.

Peinture du Ché sur une façade de Trinidad
Peinture du Ché sur une façade de Trinidad
Une place au cœur de Trinidad
Une place au cœur de Trinidad

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La grotte de Saturne, aussi sauvage que spectaculaire

Nous terminons notre voyage par cette étape incontournable du voyageur en quête de farniente et de sable blanc. Nous arrivons donc dans un hôtel de Varadero. Malgré notre volonté de profiter de la merveilleuse plage qui borde notre hôtel, nous avons quand même souhaité sortir des sentiers battus pour voir ce que la région nous réserve. Nous n’allons pas être déçus par la visite de la Cueva de Saturno (grotte de Saturne) aussi sauvage que spectaculaire où l’on peut se baigner dans une eau enfin rafraîchissante (25° tout de même). Lors de cette baignade nous avons eu la chance de rencontrer Juan, un jeune Cubain particulièrement sympathique, qui travaille dans la grotte. Après une visite privilégiée des endroits cachés de la grotte, il nous propose de le suivre pour une session de snorkeling« entre amis ». Le temps de nous équiper dans son garage puis nous rejoignons la Coral Playa qui, comme son nom l’indique, nous offre le spectacle de magnifiques coraux et des poissons de toutes les couleurs. Nous en prenons pleins les yeux avec ce joli spot. Après l’effort, le réconfort : Nous sirotons de délicieux cocktails dans des noix de coco.
Nous retenons de cette île aux mille facettes une grande diversité de paysages, une culture imprégnée par son passé révolutionnaire, des habitants avenants et chaleureux malgré cette impression que le temps s’est arrêté il y a cinquante ans. Cette atmosphère particulière restera dans nos souvenirs « hasta siempre ».

Coucher de soleil sur une plage de Varadero
Coucher de soleil sur une plage de Varadero

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