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Rencontre avec Flora Coquerel

Flora Coquerel, vous vous souvenez ? Mais si, cette jeune fille d’à peine 20 ans, qui avait su charmer tout un pays en devenant Miss France 2014, succédant ainsi à Marine Lorphelin. Pour vous, nous l’avons rencontrée, afin de parler de son passé de Miss, mais aussi de sa passion pour les voyages et de ses nombreux déplacements l’année de sa consécration. Pétillante, sympathique, naturelle, la belle Flora y évoque aussi son association, Kelina, et son amour pour le Bénin, son pays d’origine…

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Bonjour Flora, et tout d’abord merci pour votre participation à cette rubrique Job Trotter. Pouvez-vous nous retracer rapidement les différentes étapes qui vous ont amenée jusqu’à votre nouvelle vie de Miss ?
Bonjour Jean-Michel. Pour commencer, j’ai participé à l’élection de Miss Orleanais en octobre 2013. Il s’agissait là de mon premier concours, dans ma région d’origine. Rien n’était préparé, prévu, et il n’y avait pas d’objectif particulier. Et puis finalement, j’ai eu la chance de gagner, ce qui m’a amené à participer à l’élection de Miss France en décembre 2013, avec pour commencer un voyage mémorable au
Sri-Lanka…

Dans le cadre de cette élection donc ?
Oui, avant chaque élection, les candidates, Miss de chaque région, partent ensemble pendant une semaine pour un voyage de presse. J’étais vraiment heureuse de découvrir ce magnifique pays, ce qui représentait déjà une belle aventure pour moi. Là-bas, j’avais beaucoup de recul, je souhaitais en profiter un maximum, sans penser à l’éventuel enjeu de la future élection.

Qu’avez-vous fait au Sri-Lanka pendant un mois ?
Et bien c’était un voyage de presse, donc pas mal de journalistes étaient là pour nous interviewer, nous avons fait aussi beaucoup de photos, les journées étaient intenses, il n’y avait vraiment pas le temps de s’ennuyer.

Avez-vous eu le temps pour un peu de tourisme tout de même ?
Pas tellement, même si nous avons fait beaucoup d’activités où nous avons pu découvrir un peu plus le pays. Mais bon, vous savez, nous étions un groupe d’une trentaine de jeunes femmes, tout devait donc être très cadré…
Par contre, la bonne nouvelle avec mon élection de Miss France, est que j’ai gagné un voyage là-bas. J’ai donc eu l’occasion d’y retouner par la suite avec mon frère, et cette fois-ci d’en profiter un maximum en étant moins stressée par le temps.

Nous arrivons donc à votre élection à Dijon en tant que Miss France 2014, qui vous ouvre les portes d’autres concours ?
Oui, tout à fait, je suis donc allée fin 2014 participer à Miss Monde à Londres, puis à Miss Univers à Las Vegas en 2015.

Quelles sont les principales différences entre tous ces concours ?
C’est assez différent. Les candidates Miss France sont là pour représenter fièrement leurs régions, en étant le plus authentiques possible. Aux Etats-Unis, il s’agissait plutôt d’un véritable show à l’Américaine, avec des défilés en maillot de bain, mais aussi en robe de soirée. Miss France prône le naturel, alors que la chirurgie, par exemple, est autorisée lors de Miss Univers.

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Revenons maintenant à votre belle année en tant que représentante de la France, avec du recul, qu’en retenez-vous ?
Ce fût une année folle, avec énormément de choses vécues. Les mots que j’utiliserais pour décrie cette expérience sont intense et enrichissante.
On travaille énormément, mais cela nous permet aussi de découvrir de nouvelles régions, des nouveaux pays, des cultures différentes.
Bien sûr, il s’agit d’une année à part, les jours sont comptés, et même si l’emploi du temps est très chargé, le cadre de travail est idyllique, comme par exemple lors de mon passage à Tahiti.
Je pense aussi à mon premier voyage en tant que Miss, au Panama, avec l’ambassadeur pour les100 ans du Canal de Panama.
Le Gala de la première Dame en Côte d’Ivoire me revient aussi en mémoire, tout comme mes autres nombreux voyages au Bénin,
en Guadeloupe, en Martinique, à St-Martin, à Mayotte, La Réunion, en Italie, à Londres ou en Chine.

Votre retour au Bénin, vous qui en êtes originaire, a dû être particulièrement émouvant ?
Oui, ce fût un moment à part dans cette année intense. J’y suis partie en même temps que ma maman, et j’y ai retrouvé ma grand-mère après 7 ans sans la voir. Je me souviens aussi avoir été accueilli par l’ancien président et par des ministres. Ils m’ont même accompagné en voiture, alors que ma grand-mère habite à 6 heures de la capitale. C’est très rare qu’ils le fassent, ce fût un honneur.

D’autres voyages restent gravés dans votre mémoire ?
Oui, particulièrement les voyages lointains que représentent la Nouvelle-Calédonie et Tahiti. J’avais 20 ans, je n’avais vécu ça, et en plus, j’ai eu la chance de partir dans de très bonnes conditions. Dans chacune de ces destinations, j’ai trouvé la population très ouverte, très gentille. Tout va à chaque fois très vite, nous allons à
la rencontre des locaux, de la presse locale, nous n’avons pas le temps de découvrir les choses en profondeur mais on en a déjà un bel aperçu.

Justement, ces aperçus vous ont-il donné envie d’en découvrir plus ?
Bien sûr ! Par exemple la Guadeloupe, où j’avais passé une seule journée. J’y suis retournée après mon année de Miss, pour notamment y retrouver Miss Guadeloupe, de qui j’avais été très proche à Paris.
Je pense également à mes trois journées en Chine. Tout y est tellement différent, j’aimerais vraiment y retourner pour en découvrir et en savoir d’avantage sur ce pays.
Après, il y a aussi l’Amérique Latine qui m’attitre, et plus particulièrement le Pérou. J’ai hâte de pouvoir y aller…

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Cette année de Miss France a t’elle été une révélation pour vous au niveau de vos envies de voyages ?
Non, cela n’a fait qu’accentuer ce que je savais déjà, j’adore les voyages, les nouvelles culturels, le dépaysement.
Lors de mes études, j’avais déjà par exemple fait trois mois de stage à Barcelone, en colocation. Je devais également partir en Australie, et puis la belle aventure Miss France est arrivée. En tout, pendant cette année, j’ai fait une quinzaine de voyages, ce qui est énorme en 12 mois. Et maintenant, évidemment, j’ai beaucoup de mal à rester en place.

Dans ce magazine, nous avons une rubrique concernant les expatriés, est-ce une aventure qui pourrait vous tenter ?
Je ne sais pas encore, je pense qu’en tout cas, j’aimerais vivre ça au moins quelques mois, en Afrique du Sud par exemple. Je suis allée deux semaines au Cap, et j’ai vraiment eu un coup de cœur pour cette ville, à tel point que j’aimerais y retourner pour y habiter quelques mois. Los Angeles est également une ville ou je suis déjà allée en vacances, et qui me semble très belle à vivre, malgré la circulation. Une chose est sûre, j’ai besoin de soleil…

Le Bénin est un pays où l’on prend le temps de vivre, de partager des moments en famille, entre amis. Chaque moment est un instant de partage, vrai, pur, profond.

Parlons maintenant de vos voyages, hors contexte Miss France, êtes-vous plutôt sac à dos ou hôtels de luxe ?
Les deux peuvent avoir leurs avantages, mais il est vrai que le voyage en sac à dos, moins organisé, est quelque chose qui me passionne particulièrement. Lors de mon séjour en Afrique du Sud par exemple, je suis partie seule dans une colocation étudiante, avec des Brésiliens, des Hollandais, pour découvrir de nouvelles cultures. Je pense que ce type de voyage permet vraiment de découvrir un pays en profondeur, de façon plus authentique, au contact des gens qui y habitent…

Pouvez-vous nous parler maintenant de votre association ?
Oui bien sûr, l’association Kelina permet un travail associatif au Bénin. Mes parents avaient déjà depuis longtemps une association de ce type, mais en 2014, j’ai décidé de lancer la mienne pour contribuer au développement du secteur économique et social au Bénin. Notre projet principal est la construction d’une maternité.

C’est donc quelque chose qui vous tient à cœur depuis longtemps ?
Oui, je baigne là dedans depuis toute petite. En 2014, grâce à mon élection, j’ai souhaité profiter de cette lumière afin de donner plus de force à nos actes et à nos paroles. Je suis la présidente de l’association, mes parents m’aident beaucoup.

Pour terminer, un petit mot sur votre pays d’origine, le Bénin ?
Oui. J’ai passé là-bas un mois maximum, mais ce que j’ai retenu, c’est que l’on y prend beaucoup plus le temps que chez nous. Chaque heure, chaque minute est vécue, et on ne court pas après le temps comme à Paris. Là-bas, on prend le temps de vivre, de partager des moments en famille, entre amis. Chaque moment est un instant de partage, vrai, pur, profond.
Avec la vie intense parisienne, ça fait vraiment du bien d’y retourner de temps en temps pour (ré)apprendre à profiter de chaque moment.

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