Un paradis perdu, un secret bien caché au cœur d’une réserve marine, en Papouasie indonésienne

Raja Ampat, plongée d’exception en eaux papoues

Récit de voyage par Marine, Le Coq Voyage

Voilà plus d’un an que nous trépignons à l’idée de ce voyage : en mai, nous mettons le cap vers l’Indonésie et ses contrées papoues. Direction le bout du monde, au nord de l’Australie, en plein océan Pacifique, pour notre première escale au cœur d’une petite île sauvage. Un bungalow, une plage, une forêt tropicale et des fonds marins fantastiques… Bienvenue à Raja Ampat, l’archipel des quatre rois, un paradis pour les plongeurs que nous sommes !

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Loin, loin, très loin de la pollution urbaine et du tumulte de nos vies, se trouve un paradis perdu, un secret bien caché au cœur d’une réserve marine, en Papouasie indonésienne. Un voyage au bout du monde qui nous promet de belles émotions. 
Mais pour goûter à ce rêve, il faut le mériter : budget, temps, transport… La route est longue. Depuis Lyon (en choisissant le moins d’escales possible), nous avons mis près de 33 heures. Pour rejoindre Raja Ampat, un vol Emirates Lyon – Jakarta via Dubaï, puis un vol Jakarta – Sorong et enfin 3 heures de speed boat nous ont portés jusqu’à notre petite île de Gam, perle papoue, au sein du charmant Resort Papua Explorers.
A notre arrivée, nous retirons nos chaussures (que nous oublierons vite dans un coin) pour le reste de la semaine. Pieds nus, le soleil caressant notre peau avec intensité, nous comprenons bientôt que nous allons vivre la plus belle expérience de notre vie.
Lorsque j’ai atterri à Raja Ampat, je m’attendais à voir des merveilles. J’y ai découvert un véritable trésor : une nature sauvage, encore préservée, où la plupart des êtres vivants cohabitent dans un grand respect. J’ai été bouleversée en parcourant les fonds marins, d’une beauté inégalée. Robinson, le temps d’une journée, entre terre et mer, j’ai rencontré de grands lézards moniteurs. J’ai savouré de délicieuses bananes en beignets, des spécialités indonésiennes, des dizaines de poissons divinement cuisinés, des jus de coco frais et je me suis toujours régalée ! J’ai vu des sourires, des enfants virevoltant de vie et tellement de générosité.
J’ai écouté un jeune homme jouer sur une guitare à deux cordes, des papous chanter et j’ai dansé avec des enfants sur un air de musique traditionnelle lors de notre dernière soirée. Et puis, j’ai visité le plus bel endroit de la Terre. Un lieu simple, naturel, perdu au milieu de nulle part : les îles Fam

Les îles Fam
Les îles Fam

« Le soleil tape sur nos têtes et nous redescendons vers le petit ponton qui permet d’accoster au rivage »

Après avoir gravi 300 marches vers le sommet d’un imposant piton calcaire, nous avons été éblouis par le panorama. Parfaite justesse poétique. Dans le silence mêlé à l’excitation de toute l’équipe, seuls au monde, nous avons été époustouflés par ce paysage idyllique. Le soleil tape sur nos têtes et nous redescendons vers le petit ponton qui permet d’accoster au rivage. Là, de jeunes enfants jouent en sautant dans l’eau chaude et cristalline depuis des barques en bois, tandis que les adultes préparent les crabes et noix de coco qu’ils ont cueillis ce matin.
A Raja Ampat, nous vivons au rythme du soleil.

« Dans l’obscurité, l’appréhension laisse place à la fascination »

Dès 6 heures, on se réveille en douceur pour se délecter inlassablement du lever de soleil sur la terrasse. Les pieds dans l’eau, apaisée, je profite de chaque seconde. Après un petit déjeuner ultra gourmand et fruité, notre petite palanquée de quatre à six plongeurs se réunit sur le bateau en bois. Nous gagnons ainsi le premier site de plongée dans un cadre merveilleux tout autant sur l’eau que dans les profondeurs sous-marines. Sous nos yeux, défilent maintenant d’innombrables espèces de poissons, de coraux et de créatures merveilleuses, parfois surprenantes : des raies Manta océaniques, impressionnantes, aux minuscules nudibranches multicolores qui n’atteignent parfois qu’un demi-centimètre. Entre deux immersions, nous découvrons des îles de sable blanc désertes ou des petits villages papous et leurs habitants si simples et chaleureux. Lorsque la nuit tombe, pendant que certains se laissent bercer au son des vagues dans le hamac de leur terrasse, en profitant des derniers rayons de soleil et des premières étoiles, d’autres irréductibles s’équipent une dernière fois pour une plongée nocturne. C’est à cette occasion, en louant un masque et une lampe UV, que j’ai découvert un nouveau monde magique. En pleine nuit, dans l’obscurité, l’appréhension laisse place à la fascination lorsque coraux, murènes, crevettes et poissons perroquet révèlent un paysage fluorescent, digne du Wonderland de Tim Burton.

Le Paradis à Raja Ampat
Le Paradis à Raja Ampat

A Papua Explorers, nous avons fait une belle rencontre avec Arnaud, un jeune français tombé sous le charme de Raja Ampat lorsqu’il est venu passé 8 mois dans une ONG de conservation environnementale pour la préservation des récifs naturels marins. Après avoir vécu avec les papous sur une petite île du nom d’Arborek, il n’imagine plus retourner en France. Les paysages et l’environnement sain de l’archipel l’ont définitivement séduit et convaincu de rester pour poursuivre ses recherches et projets en faveur du développement et de la protection de l’écosystème local. Biologiste marin avant tout, il est désormais guide de plongée pour notre plus grand bonheur. Ainsi, la plongée lui permet d’allier passion, exploration et sensibilisation auprès du public.
Grâce à lui et à l’équipe qui nous a littéralement portés pendant cette semaine de vacances, nous avons apprécié chaque vague, même les plus sévères, chaque brise, chaque immersion sous-marine et chaque halte dans les petits villages isolés de l’archipel.
Sous l’eau, nous avons rencontré pour la première fois de belles raies Manta, des requins de récifs, de magnifiques poissons perroquet à bosse et de minuscules crevettes translucides. Nous nous sommes promenés en bateau dans la mangrove entre des dizaines d’îlots rocheux et nous nous sommes régalés en dégustant du poisson, installés sur quelques planches de bois au milieu de la mer. Difficile de décrire avec précision l’atmosphère qui régnait, entre admiration, sérénité, exaltation et convivialité.
Un retour trop brusque à la réalité nous aurait probablement rendus fous !
Alors nous poursuivons notre voyage en Indonésie vers Java et Bali pour de nouvelles épopées.

Le platax, aussi appelé localement « Poule d’eau »
Le platax, aussi appelé localement « Poule d’eau »
Des enfants papous
Des enfants papous

extraitMM5

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