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Partage, joie, entraide, bienvenue au Laos 

Récit de voyage par Mickael et Sarah

Tous deux originaires du sud de la France, amoureux dans la vie, nous sommes partis à la découverte de l’Asie en « aller simple », pour satisfaire notre passion de voyages et de nouveaux horizons. Notre aventure a commencé par la Thaïlande, notre coup de cœur, pour ensuite découvrir le Cambodge et son histoire très touchante, puis, cap sur le Laos ! Après un long trajet en bus à la limite de l’interminable, voilà que la route s’achève pour laisser place à un chemin de terre battue ravagée par les trous. Quelques dollars de corruption plus tard, au poste frontière de Stung Treng, nous voilà enfin sur le sol Laotien. Le périple est loin d’être terminé, direction le port pour embarquer sur une pirogue pour les 4 000 îles, précisément Don Det. Bien arrivés, à pieds, sacs sur le dos, exténués par le voyage, mais heureux de marcher sur un nouveau territoire.

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Dès le lendemain, batteries rechargées, pancake banana et café dans le ventre, nous louons deux vélos pour être autonomes les jours suivants. C’est parti pour avoir des mollets de folie ! Nous passons entre maisons traditionnelles, locaux souriant, champs remplis de buffles en liberté, pour arriver sur un pont. C’est un ancien pont français qui relie Don Det et Don Khon, nous l’empruntons, avec encore un peu de corruption par un homme sorti de nulle part. Plusieurs minutes de négociation, mes yeux doux ne marchant pas, la carrure de Micka non plus, nous finissons par céder. A la découverte des chutes d’eau de Li Phi !
Long moment de contemplation devant cette puissance de la nature et observation d’un gros serpent dans la rivière, nous chevauchons de nouveau nos vélos. Sur le chemin, nous apercevons un panneau forme dauphin, curiosité oblige, nous décidons de suivre cette indication. Nous voilà au bord du Mékong où des locaux proposent une petite excursion pour aller voir les dauphins d’eau douce. Ni une ni deux, nous voilà dans une petite barque à la sécurité douteuse et vu la couleur de l’eau, avouons que nous n’étions pas les plus sereins du monde. Mais bon, c’est l’aventure ! Plusieurs minutes de navigation où le capitaine devait se battre contre les courants du fleuve. D’ailleurs, c’est avec une grande précision qu’il empruntait un itinéraire bien tracé avec des bouteilles en plastiques flottantes en guise de repères. Arrivés près de la frontière du Cambodge, à proximité des dauphins, moteur éteint, nous nous laissons dériver doucement en fixant l’horizon avec espoir d’apercevoir les dauphins irrawadi si rares. Et là ! Emerveillement, un d’eux daigne sortir de l’eau pour respirer, miracle ! Aucun bruit, aucun mouvement, nous étions plus qu’en admiration, devant cette nature si belle, si simple !
Le lendemain, journée test en mode de vie « Lao », encore plus marqué sur l’île Don Det où l’atmosphère est vraiment paisible, où pour quelques kip en plus, votre plat ou votre boisson peut être agrémenté d’une petite touche de cette plante verte si convoitée par les adeptes du « peace and love ». Ce mode de vie consiste à prendre du bon temps, méditer ou boire une beer Lao devant un joli coucher de soleil au bord du Mékong… Plutôt sympa comme idée non ?

Nous voilà dans une petite barque à la sécurité douteuse à la rencontre des dauphins
Nous voilà dans une petite barque à la sécurité douteuse
à la rencontre des dauphins

Notre séjour transit détente touche à sa fin, prochaine étape, direction la civilisation, qui ne nous avait pas manquée tant que ça, à la découverte de Pakse. Après un trajet en bus encore plus ou moins rude, nous arrivons sous une pluie battante, sympa comme mise en bouche.
Direction un loueur de scooter, « Miss Noy », tenu par un belge et sa femme laotienne, pour nous renseigner sur notre projet premier du Laos, le plateau des Bolovens.
Mais avant de partir en expédition, nous partons nous aventurer dans la province de Champassak pour admirer les ruines de temples « Vat Phou », magnifiques, magiques, mystiques ! Site exceptionnel, nous conseillons fortement. Malgré les quelques centaines de marches à gravir et la pluie qui était, une fois de plus, de la partie, ce fût une belle visite.
Jour J, c’est parti pour notre trip en scooter de 4 jours dans le plateau des Bolovens. Nous avions le choix entre le petit tour (2 jours) et le grand (3-4 jours). Nous optons finalement pour le grand en se disant que tant qu’à faire, pourquoi pas le tenter ? Un sac pour deux sur mon dos, derrière mon fidèle compagnon de voyage et conducteur parfaitement parfait, le mode « commando » est enclenché.
Après plus d’une heure de route, stop aux chutes Tad Phasouam et sa reconstitution d’un village typique.

Tad Phasouam
Tad Phasouam
Les ruines de temples « Vat Phou » dans la province de Champassak
Les ruines de temples « Vat Phou »
dans la province de Champassak

Rebelote, c’est reparti jusqu’à la prochaine étape chez un habitant où l’on a pu déguster différentes sortes de cafés. Nous y avons passé plusieurs heures entre récits de ce monsieur et rencontre avec Marco et Iana. La pluie calmée, c’est le moment de faire la dernière étape de la journée ; direction Tad Lo. Arrivés et installés dans une guesthouse familiale avec une chambre en paille et feuilles de bananiers, moustiquaire trouée, douche et wc communs.
Ambiance conviviale et partage, c’est la vie apparemment, on commence à s’habituer ! Nous partons à pieds prés d’une cascade où un groupe de jeunes nous invite à partager une bière autour d’un jeu de carte. C’est avec grand plaisir que nous acceptons. Et hop, la question qu’on nous pose à coup sûr « Etes-vous mariés ? ». Oui, pour eux c’est inconcevable de ne pas être marié. On a alors longuement discuté de nos différentes cultures et traditions…
Un matin de plus, froid et humide, nous partons visiter la tribu « Katu » encore vraie et conservée. A la recherche de Captain Hook, lui-même natif de cette ethnie est le seul à parler anglais. Au bout d’un chemin boueux, les baskets remplies de terre et après plusieurs tentatives de « Where is Captain Hook ? » nous arrivons à bon port ! Nous ne pouvions pas passer à côté de cette découverte culturelle si intéressante.
Entourés d’enfants nus, de préados fumant des cigarettes artisanales, de plus âgés fumant le « bamboo » et une multitude de sangliers domestiques. Hook nous invite gracieusement à partager son café au-dessous de son chez-lui. Au Laos, les maisons sont en hauteur, cela permet d’avoir une pièce de vie supplémentaire et les animaux sont protégés en cas de pluie. Café terminé, nous partons visiter le village et ses plantations de café. Hook nous a beaucoup appris sur les différents genres de café qu’il cultive, sur la plantation du riz, sur les « Katu » et leurs traditions. Petit exemple, quand le moment est venu pour une femme de donner la vie, elle se rend au milieu de la jungle à pied, seule ! Elle ne revient au village seulement quand le chaman le décide. C’est aussi cet homme qui décide du prénom de l’enfant. Il doit faire un rêve et tant que celui-ci n’arrive pas pendant ses heures de sommeil, l’enfant n’a pas de prénom. C’est fréquent qu’un enfant ne soit pas identifiable pendant plusieurs années.
Une expérience très riche au milieu de ces personnes vivant entre simplicité du moment présent et communion avec la nature.

à la rencontre de la tribu « Katu »
à la rencontre de
la tribu « Katu »

Pour la suite du plateau des Bolovens, on a clairement regretté de s’être engagé sur le grand tour à cause de la pluie. Mais à l’inverse, en saison chaude, c’est vraiment un trip à faire, jolies cascades, paysages de montagne splendides, l’air frais des hauteurs peut être agréable.
Pour conclure, nous retiendrons principalement l’accueil fantastique des locaux, les paysages des hauts plateaux avec une nature omniprésente, les 4 000 îles et son ambiance figée dans le temps. La culture laotienne est vraiment basée sur le partage, la joie, l’entraide. C’est un monde à part, au ralenti, qui fait tout le charme de ce pays.

les maisons sont en hauteur, cela permet d’avoir une pièce de vie supplémentaire et les animaux sont protégés en cas de pluie
les maisons sont en hauteur, cela permet d’avoir une pièce de vie supplémentaire et les animaux sont protégés en cas de pluie

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